Un jour une fleur naquit. Elle fut si belle, Que l'on ne pu lui donner de nom, Ni même de description. Elle brillait dans le noir, Elle chauffait dans le froid, D'une chaleur intérieure. C'était notre bonheur, notre trésor. Et un jour l'homme vint Avec ce désir de puissance, Son désir de domination, de contrôle Et piétina notre bonheur, notre trésor. S'installant, se nommant propriétaire. Détruisant, se désignant maître. Il faisait se qu'il voulait, Il était dieu, il était maître. Quand nous vîmes cela, notre amour ne fut plus La haine remplaçant l'amour, La pierre remplaçant le coeur Réclamant vengeance pour ce chaos. Mais la sagesse ne ce remplace pas Nous, dictant nos pas Et ce que nous devrions faire La, nous l'avons écouté : On ne peut pas, on ne peut plus, Il n'y a plus rien, on est perdu. L'homme est grand, l'homme est fort, Nous sommes petit et avons peur. Un jour l'homme disparut Comme il fut venu Pour une raison que nous ignorons, Mais l'important c'est qu'il n'est plus. Laissant terres dévastées, Faisant penser à la mort. Villes et maisons, Routes et chemins, annihilés. Ce royaume était vide, Ce royaume était mort En même temps que son trésor. Pourtant chose incroyable se passa De toute cette tristesse, Les larmes se mirent à couler, En une magie incroyable, convergèrent vers un point Nourrissants une lumière de chaleur. De notre malheur naquit le bonheur, De nos désespoirs vint l'espoir, De la haine de l'homme vint l'amour de soi. Et la fleur, si belle, si chaude, grandis de nos pleures. Notre chagrin se changea en joie Elle était là , elle rendait à notre terre La beauté de l'immoralité. Elle lui rendit sa puissance. L'homme voulait en faire un Éden par contrôle Usant de puissance, se voulant maître de toute chose. Nous en fîmes un Éden par la puissance de nos prières Destinée a l'amour de notre terre Destinée a notre fleur, a la beauté. En échange de nos prières Elle nous donna l'immortalité.